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Bayonne
carte du Labourd : A2

BAYONNE 
Baiona 
Office de tourisme -Tél. : 05.59.46.01.46 - Fax : 05.59.59.37.55
Site internet : http://www.ville-bayonne.fr

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Bayonne Centre industriel et commercial, Bayonne est la capitale de la province du Labourd, elle fut fondée sur la colline au bas de laquelle se rejoignent le fleuve Adour et la rivière Nive. Celle-ci traverse Itxassou et Cambo-les-Bains par d’étroites gorges et, à partir d’Ustaritz, coule plus lentement jusqu'à Bayonne où elle effectue sa jonction avec l’Adour.  
L’économie bayonnaise est essentiellement commerciale et les entreprises sont situées sur les rives de l’Adour. Le commerce, comme l’industrie, ont favorisé et profité de l’expansion du port de Bayonne, le troisième port commercial du Pays Basque après Bilbao et Pasajes. Quatre installations portuaires sont implantées sur les 7 km qui séparent le centre de la ville de l’embouchure de l’Adour. Elles sont toutes équipées de voies ferrées. Les principales exportations sont celles du soufre et des céréales.  
Les marchés d’alimentation, de chapellerie et de confection se tiennent tous les mardis, jeudis et samedis, et celui du bétail les jeudis. Au mois de mai a lieu la grande foire -exposition et, celle du jambon, les mercredi, jeudi et vendredi de la Semaine Sainte. Quant aux fêtes locales, elles se déroulent du 29 juillet au 2 août. Elles sont animées de parties de pelote, de courses de taureaux, de spectacles folkloriques, de feux d’artifice, de toros de fuego (zezenzusko), de bals et de défilés de bandas.
 Bayonne-port


Petit historique de la cité 

Les origines de Bayonne ne sont pas totalement connues. Les premiers documents qui révèlent son existence datent du Ve siècle et se réfèrent à elle sous le nom de Lapurdum.  
Au temps des romains, elle était située sur la colline où se trouve aujourd'hui la cathédrale. Au IXe siècle, les vikings s'en emparèrent et naviguèrent sur l'Adour. Il semblerait que ce soient les Normands qui enseignèrent au peuple basque la maîtrise des techniques de navigation et, tout particulièrement, celle qui était liée à la pêche à la baleine. Bayonne-rempartsEnviron un siècle plus tard, ils furent expulsés par le duc de Gascogne, Sanche Guillaume et la place de Bayonne devint rapidement la capitale du vicomté du Labourd.  
L'évêché de Bayonne est cité dans un document datant de 1106, mais il est probable que sa création soit antérieure.  
En 1152, Aliénor d'Aquitaine épousa Henri II Plantagenêt. Quand celui-ci monta sur le trône, le Pays Basque continental, et Bayonne avec lui, passa sous domination anglaise. Richard Coeur de Lion, qui avait reçu de son père Henri II le gouvernement d'Aquitaine, dut faire face à de continuels soulèvements. En 1174, il décréta la séparation de Bayonne du reste du Labourd. La ville demeura donc sous l'autorité directe du roi et Ustaritz devint la capitale labourdine.  
Grâce à des bourgeois et commerçants actifs, cette séparation transforma Bayonne en un important centre commercial et en une rivale pour les autres localités du Labourd qui vivaient encore dans une société féodale. En 1215, la ville obtint une Grande Charte qui favorisa son expansion économique et elle prit le nom de Bayonne à la fin du Moyen Age. En 1451, après son rattachement à la couronne de France, sous le règne de Charles VII, commença une époque de déclin.  
la première amplification de Bayonne commença par la colline romaine, vers le nord, vers la Nive. Ainsi naquit le "Grand Bayonne". Plus tard, le "Petit Bayonne" fut édifié entre la Nive et l'Adour. En dernier lieu, sur la rive étroite de l'Adour, sera construit le quartier "Saint-Esprit" qui fut annexé à Bayonne en 1857.

 
Du XIIe au XIVe siècle, les causes principales de la croissance de Bayonne furent le commerce fluvial et maritime. Le plus grave problème qu'elle eut à résoudre fut le déplacement continuel de l'embouchure de l'Adour. Avant le XIVe siècle, ce fleuve se jetait dans la mer à Capbreton, mais les mouvements de sable poussèrent l'embouchure vers le nord, vers Le Boucau. C'est là que, en 1578, les travaux de Louis de Foix l'établirent définitivement : ce qui assura le développement de la ville.  
Les circonstances politiques et religieuses firent que l'importance militaire de la cité croissait à mesure que diminuait sa puissance commerciale. On entreprit donc des travaux de fortifications qui durèrent jusqu'au milieu du XIXe siècle. Durant cette époque, Bayonne connut des moments de splendeur, comme celui qui débuta à la signature du Traité des Pyrénées (1659) et qui dura pendant tout le XVIIIe siècle. Le suivra une nouvelle période de décadence d'un siècle environ. En 1726 fut créée la Chambre de Commerce, et en 1784, Bayonne devint, comme Marseille et Dunkerque, un port franc.  
En 1875, le chemin de fer arriva en ville. En 1882, on y monta l'industrie des Forges et Aciers de la Marine. S'ouvrit alors une nouvelle étape de croissance qui, progressivement et non sans quelques crises, dure encore de nos jours.  
Bayonne aspire à être à la tête d'un nouveau département basque qui pourrait englober la totalité du Pays Basque continental. Actuellement, la capitale du département des Pyrénées-Atlantiques est Pau, et Bayonne le siège de la sous-préfecture. Par contre l'évêché de Bayonne est départemental.

 


À la découverte de Bayonne

Bayonne est divisée en trois quartiers historiques reliés par des ponts. Le premier, le “Grand Bayonne”, d’origine romaine, est le plus ancien. Le “Petit Bayonne” date du Moyen Age. Celui de “Saint-Esprit” était, dans le passé, plus marginal car habité par les juifs qui ne furent pas admis avant le XVIIe siècle. Le vieux quartier de la ville s’est construit autour de la Cathédrale et du Château-Vieux qui se dressent sur une colline dans le “Grand Bayonne”.

 

Le "Grand Bayonne" 

Ceint de murailles, il s'étend sur les rives de l'Adour et de la Nive. On remarque d'abord les deux flèches qui pointent vers le ciel. Ce sont celles de la cathédrale Sainte-Marie, énorme temple gothique érigé sur des fondations romaines, puis romanes. Son plan est en croix latine, à sept travées et trois nefs. Souvent endommagée par des incendies et la Révolution, son cimetière fut sur le point de disparaître. Parmi d'autres merveilles nous citerons la sacristie et son double portail, les splendides vitraux, le chaire en acajou, le maître-autel de marbre et de vermeil... Les travaux de réfection commencés en 1850 se poursuivent encore actuellement et sont bien dans l'esprit de Reims et de Soissons.  
Près de la cathédrale se trouve le Château-Vieux, dont on pense qu'il fut construit sur le castrum primitif. A l'origine, il consistait en un donjon hexagonal auquel on a ajouté deux corps de bâtiment, le principal date du XIVe siècle, et le second, de dimensions plus réduites, du XVe. Vauban apporta certaines modifications, mais on y trouve encore des traces de style gothique. Bayonne-Mairie 
En suivant l'avenue du 11 novembre, on arrive aux remparts et à l'original Monument aux Morts sculpté après la guerre de 1914-18.  
Signalons également le bel édifice qui abrite l'Hôtel de ville et le théâtre municipal, et n'oublions pas de nous promener dans les rues étroites et pittoresques, pour en admirer les typiques maisons.

Bayonne-maisons

 

Bayonne-rue 1 Bayonne-rue 2 Petit Bayonne

 

Bayonne-la Nive

Le "Petit Bayonne" 

Ce quartier est situé entre les rives de la Nive et celles de l'Adour, et relié au "Grand Bayonne" par quatre ponts. Les maisons blanches à volets verts et rouges se reflètent dans l'eau de la rivière. Elles n'ont jamais plus de quatre étages et sous leurs arcades s'ouvrent des boutiques.  
Le Musée basque, ouvert en 1922, est installé dans une maison commerciale du XVIe siècle. Consacré aux sept provinces basques, on y trouve de nombreuses expositions sur les costumes, la musique, le mobilier, la décoration, l'artisanat, entre autres et une importante bibliothèque. Il est actuellement fermé pour réfection. A proximité, on peut visiter le Musée Bonnat qui date de la fin du XIXe siècle. Il porte le nom du peintre bayonnais Léon Bonnat qui céda sa prestigieuse collection de sculptures, peintures et tapisseries à l'Etat, à condition qu'elle soit exposée dans sa ville natale. Notons au passage que l'église Saint-André possède une "Assomption" de cet artiste.  
le Château-Neuf fut édifié sur la butte de Mocoron, pour la défense de la ville. Bien que modernisé, il conserve ses murs de 3 mètres d'épaisseur, ses tours énormes et l'austérité de son aspect massif. A ses côtés ont été ouverts au public les remparts de Mousserolles encadrant la porte du même nom, le tout remanié en son temps par Vauban.

 

Le quartier "Saint-Esprit" 

Relié au "Petit Bayonne" par le pont Saint-Esprit, c'était un faubourg occupé par les juifs entre les XVIe et XVIIe siècles, d'où la présence d'une synagogue. Bien qu'il n'en reste plus traces, ce fut un lieu de passage pour Saint-Jacques de Compostelle.  
L'église Saint-Esprit, modeste temple gothique du XVe, renferme un groupe de bois sculpté et polychrome représentant la fuite en Egypte. dédié à Louis XI, ce sanctuaire est très original par sa disproportion. La voûte de l'abside est d'un tracé compliqué d'arcs, ogives, liernes et tiercerons. 

Par la suite se sont édifiés d'autres quartiers, en rapport direct avec l'expansion industrielle et commerciale. L'ensemble du Nouveau Bayonne et de Lachapaillet est une zone résidentielle de villas et d'immeubles, ainsi que de commerces, ateliers, cliniques et services publics.  
Aux Allées Marines, on trouve l'activité liée au port, avec ateliers, magasins, dépôts, agences, bureaux, un ensemble de résidences et la sous-préfecture.  
Les quartiers Saint-Léon et Marracq sont la conséquence du développement de Bayonne vers le sud et en longeant la Nive. S'y entremêlent les habitations, les entreprises, les centres scolaires, etc... Quant aux zones de Beyris et Mousserolles, elles sont strictement résidentielles.  
Saint-Etienne, au nord du quartier "Saint-Esprit", est l'ensemble résidentiel le plus récent. Ses immeubles et équipements collectifs sont de conception architecturale et urbanistique assez moderne.  
A mesure que la ville s'étendait, les communes voisines, comme Saint-Pierre-d'Irube, Mouguerre, Le Boucau, Tarnos et Anglet, se transformaient en grande banlieue. Les résidences et les industries provoquèrent leur intégration dans l'agglomération de Bayonne.

 
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