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Le
jeu est une partie intégrante, inséparable de l'âme
basque. Tout simplement parce que le jeu a fait partie de l'existence
des Basques pendant des siècles et peut-être des millénaires.
De la rivalité des traînières dans leur course vers
le port pour vendre plus cher le poisson, sont nées les fameuses
régatas de traineras, compétition à laquelle
participent les localités les plus importantes de la côte
basque.
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Du
travail dans les forêts du Pays Basque, de l'abattage des arbres
en France et même en Italie, sont nés les aizkoaris
(ceux qui travaillent à la hache). Les défis entre bûcherons
au fil des années restent présents dans la mémoire
de tous les Basques. N'oublions pas que le travail du bois était
si important en Euskal-Herria que les bûcherons se déplacaient
même à pied jusqu'en Navarre pour travailler à l'abattage
des hêtres et des pins dans les forêts d'Iraty.
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Les travaux du bâtiment (cathédrales, églises, monastères, palais, maisons seigneuriales, fermes, etc ...) où les Basques excellèrent dans les siècles passés comme carriers et tailleurs de pierre, sont à l'origine des arrijasotzailek (celui qui soulève les pierres). Les paris entre leveurs de pierres sont très populaires chez les Basques, et de nos jours, il existe des arrijasotzaile capables de soulever des pierres de plus de 300 kg. |
| On ne saurait davantage oublier les segalaris (ceux qui coupent l'herbe : les faucheurs). Le Pays Basque étant par excellence un pays humide et pluvieux, il est normal que l'herbe pousse drue dans les montagnes et les vallées. C'est un pays d'élevage. Au fil des générations, avec sa faux, l'homme a fauché les belardis (les prairies) dépendant de la ferme familiale. Cette herbe était mise en grange à l'aide de chars, à dos de mulets, ou même en fagots portés à dos d'homme. On ne s'étonnera pas que de ce travail, presque quotidien du printemps jusqu'à l'automne, soit née l'idée de rivaliser à qui faucherait le plus d'herbe en un laps de temps convenu à l'avance. C'est de là que nous viennent les défis de faucheurs ou segalaris. |
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Un
sport très répandu au Pays Basque est celui des idi probak
ou concours de boeufs. Nous revenons ici aux racines d'une vie quotidienne
presque jusqu'à nos jours. Ces dernières années,
la mécanisation a gagné pratiquement toutes les fermes du
pays.
Il y a peu de temps, il n'en était pas ainsi. Les boeufs étaient les auxiliaires indispensables à toutes les tâches et les travaux de la ferme, depuis le traînage des bois de la forêt jusqu'à celui du gurdi (char à roues pleines dont le grincement particulier avertissait de l'arrivée de l'attelage dans les chemins), porteur de foin ou de maïs ou de toute autre charge destinée à la ferme. Il est bien normal qu'entre fermes voisines, on puisse discuter des qualités respectives et de la force de l'attelage des boeufs. de là, le défi : les idi probak consistent à faire trainer par des paires de boeufs, des pierres pesant souvent des centaines de kilos. Ces paris ont lieu sur une place spéciale appelée probaleku (place des concours). L'épreuve est remportée par la paire de boeufs qui traverse la place le plus grand nombre de fois. |
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